Chronique(s) d'une Vie Ordinaire

5avril2010

064 – Ben (Minus) Ten

Posté par Etioun dans: 3615 Mylife; For the Lulz; Freedom of Speech.

Hier c’était le dimanche de pâques. Et quelle meilleure activité en famille pour un dimanche que d’aller au musée ? Non c’est vrai?! Franchement, parce que bon faut avouer le parc de la tête d’or on connait quoi.. puis la météo annonçait un sale temps pourri du cul. Donc forcément, c’est le cerveau plein d’ouverture culturelle que malgré le beau temps imprévu nous allâmes, ma soeur ma cousine, la femme de ma vie, mes neveux et moi même, au musée d’art contemporain de Lyon (ou Mac pour les intime) qui se trouve quand même à côté du Parc de la tête d’or au cas où on aurai quand même envie d’y aller malgré le fait qu’on connaisse quoi !

Fun fact ! En ce moment et jusqu’à dans bien trop longtemps y a le Strip Tease intégral de Ben. Et bah moi ça m’intriguais vachement. Non pas parce que j’aurais envie de voir un type bedonnant de 70 ans se foutre à poil, non pas ça, mais d’une parce que c’est un expo d’un type que je n’aime à priori, pas beaucoup, et aussi parce que ça peut être l’occasion de changer d’avis.

Parce que fondamentalement, quand on me parle de Ben c’est un monté nostalgique qui revient. Et pas du genre à vous décrocher un sourire, non cette nostalgie qui vous pousse à dire qu’en fait c’était pas si bien avant. Moi Ben, ça me rappelle ces greluches du collège et du Lycée qui, heureuse d’enfin se débarrasser de l’infantilisant Diddle exhibaient à qui voulait bien le voir leurs agendas Oberthur marqués du sceaux de Ben. Et moi typiquement, ses phrases à deux francs cinquante qu’un pilier de PMU pourrai brailler entre la mi-temps de Lyon-Monaco et son cinquième demi, c’est pas ma came. Ben à toujours été à mes yeux une sorte d’arnaque mondiale. Le genre de mec qui fait croire aux cons qu’ils sont intelligents, parce que « tu comprends, mais sa phrase c’est trop profond quoi!« . Ouais mais c’est pas Duchamp non plus l’animal. Porte parole d’une sorte de néo-dadaïsme jusqu’au boutiste sans trop vraiment savoir s’il a compris le principe Ben proclame art comme Jesus multiplie les pains. Vous l’aurez compris pour moi avoir écris en gros « J’ai le temps de rien » sur mon agenda déjà je trouve ça fumeux, parce qu’entendu et aussi bon qu’un mauvais jeu de mot de Jean Roucas, mais surtout ça m’hérisse le poil de voir le prix auquel il vend sa merde. Mais j’y reviendrais.

Finalement avant d’aller voir l’expo, pour moi Ben c’était un flatteur de la médiocrité, un artiste pour gens concons qui se sentent culturés en lisant ses bidules mal écrits. Un artiste pour ceux là même qui écoutent Zemmour. D’ailleurs je ferais un post sur Zemmour et le fait de flatter la médiocrité. Voilà comment j’étais AVANT de voir l’expo.

J’y suis allé en me disant « Écoute Etienne, tu as peut-être tort, le mec c’est un artiste, y a forcément autre chose que ses scribouillages sophistes. Peut-être que ton à-priori n’est pas fondé ! Tu vas voir man ça va être bien! »

Puis j’ai vu l’expo, eu envie de me crever les yeux et de vomir. Oppressé, gavé j’en suis sorti fatigué, usé… avec une seule envie, faire tout brûler ! Non j’exagère, je ne saurais être aussi violent. Mais plutôt que de changer d’avis cette expo n’a fait que renforcer l’avis que j’avais du personnage et de son « œuvre ». J’ai toujours été d’avis que Oui, fondamentalement, quand la démarche est bonne tout est art ! Mais là on tient le casse du siècle, un MAC blindé, et des gens qui se cassent à 1/3 de l’expo. CASH-ING !!

Et là les mots me manquent, j’aimerais cracher ma bile sur Ben et ses machins, mais finalement ça serait presque lui faire plaisir. Et là je me demande, est-ce ça sa démarche… pousser les gens à le détester, détester ce qu’il fait ! Mais  quand même, consacrer SA VIE entière à écrire des débilités de comptoir sur des tableaux noirs et faire des performances à deux ronds pour que les gens vous déteste ça doit lasser au bout d’un moment.

Alors que quelqu’un m’explique, qu’on me dise, où est l’art ? Quand franchit-on la frontière ténue entre ce qui est art et ce qui ne l’est pas ? J’ai beaucoup de respect pour l’art contemporain et je suis le premier à défendre Klein fasse aux béotiens incapable de comprendre la difficulté ne serait-ce que technique du monochrome, mais là c’est trop pour moi.

Peut-être n’est-ce que moi qui passe à côté de Ben. Mais au final, je pense toujours valoir mieux que ces pouffiasses en soif de « philosophie » et d’épanouissement « culturel » exhibant sur les banc d’école leurs trousses, agenda et autre stylo aux couleurs d’un artiste dont la mémoire, je l’espère ne nous survivra pas.

MUCHOS FUN FACT : Au MAC vous pouvez acheter pour 10€ de l’eau bénie de Ben. En vrai c’est l’eau du robinet de Lyon dans une bouteille de 25cl signée par l’artiste. WAHOU ! /o/

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3avril2010

063 – RiEN // 3 – You shall listen to it #3

Posté par Etioun dans: You shall listen to.

Après avoir critiqué Frames d’Oceansize et West Ryder Pauper Lunatic Asylum de Kasabian je m’attaque à nouveau à critiquer la troisième galette d’un groupe. Du coup forcément la prochaine critique ça sera Ok Computer non ? Non, pas besoin ! Je fais une petite pause musicale, avant l’épilogue de la saga que j’aime à nommer HIBAPAP, pour parler de Rien.  Ah ah je sens que ce post va fleurer bon les jeux de mot gracieux. On va atteindre des sommets d’humour… et tout ça pour Rien ! BRAIFE !

Je reviens un peu sur ce que j’affirmais parce qu’à bien y regarder 3 de Rien n’est pas vraiment leur troisième album. Bah oui c’est un EP. Le chaînon manquant entre le single et l’album (ou LP). Un moyen métrage en somme. Sauf que contrairement à la croyance populaire, un EP n’est pas forcément une sorte de preview d’un album, c’est pas genre l’amuse gueule. Parfois oui, mais parfois c’est une oeuvre qui se suffit à elle même. Efficace par sa courte durée, et cohérente dans son ensemble. Un EP n’est pas forcément une brouillon parfois c’est abouti, mais la matière manquait juste pour en tirer un album. J’ai beaucoup de respect pour ce format, non pas parce qu’avec Made in Nowhere nous ayons sorti un EP, mais juste parce que ça demande une certaine dose de courage. Plutôt que de tirer sur la corde pour absolument faire rentrer 15 pistes sur une galette et sortir un « vrai album », un groupe se dit « Bah non les 5 qu’on a là nous suffisent amplement« . Et du coup on en tire parfois (en tout cas dans le rock) des œuvres bien plus percutantes et importante.

L’intérêt de Rien c’est aussi de voir que leur deux premiers albums sont des tueries interstellaires. Musicalement, artistiquement, philosophiquement le projet Rien est un de ces projets qui vous met une claque dans la gueule. Donc je récapitule. Rien est l’auteur de deux albums extraordinaires au packaging tout aussi extraordinaire (le premier est un cube, le second un pyramide… on attend donc la sphère du troisième.) qui avant de sortir son troisième album se lance dans le projet titanesque de produire 3 EP en forme de trilogie. Le premier de cette trilogie est aussi apparemment le troisième puisque titré « 3″. Logique, ils n’auraient pas fait ça pour Rien (j’avais prévenu). Critique.

J’ai découvert Rien par hasard. Un jour G. arrive et me fait « Ouais gros t’as vu, y a Rien c’est trop bien et tout ! Et genre cousin faut trop que t’écoute. » Bon je défigure mais ça devait être ça… en tout cas dans l’intention.  Puis sa sœur de m’exhiber fièrement leur deuxième album que quand tu l’achète tu peux mettre la packaging en forme de pyramide. Une des raisons qui nous poussera plus tard à faire appel au mec qui leur à fait leur pochette, pour la notre. Fan juste qu’au bout quoi !  Du coup c’est avec le récit d’un concert épique auquel ils avaient assistés que je décide de me plonger dans Rien.

Je débarque sur le myspace au layout étrange et lance les pistes du player pour finalement me rendre compte d’une chose essentielle. J’en veux plus! Et sur le site de leur « label », l‘amicale underground, les deux premiers album de Rien sont en téléchargement gratuits. La grande grande classe. Je télécharge fébrilement, balance ça sur mon iPod et c’est parti. Voilà comment certains albums en viennent à ne plus jamais vous quitter. J’écoute régulièrement le second Il ne Peut y Avoir de Prédiction sans avenir et ses pistes Morricono-Mogwaio-Tortoisienne mais tout autant Requiem pour des Baroqueux et ses délires en bathyscaphe. C’est donc forcément avec grand impatience que j’attendais des news de la formation Grenobloise. Et quand ils nous ont servi en vidéo la première de Masterkraft le 14 Mars dernier, autant dire que parmis les fans de Rien ça a fait du bruit. Tout le monde s’attend alors au 3 album. Mais non, il ne font RIEN comme les autres. Du coup hop hop Trilogie d’EP en commençant par le 3e, qui, par hasard pourrait aussi symboliser le Troisième album. Ah ah qu’ils sont drôle chez Rien. Mais je sais ça ne nous renseigne pas sur la qualité musicale de 3. Je sais, j’y viens !

J’écoute 3 depuis quelques jours maintenant, et force est d’admettre qu’ils n’ont rien perdu de leur superbe. La prod est un poil plus brouillon que sur les premiers opus mais ce côté un peu « sale » n’est pas pour me déplaire, au contraire. On sent cette galette plus spontanée, plus « rough ». C’est direct, ça ne s’envole pas en circonvolutions comme par le passé. Après, j’aime les deux états d’esprit, mais j’aime aussi le changement et là Rien, même si c’est subtil, change. Le format est plus court, plus intense aussi.

Les deux première piste fonctionnent en binôme et le planant (et court) A Jerk in Da Hell laisse peu à peu place au saturé et crachant The Sun is Always Right dans une montée maitrisée et enivrante. Les deux suivantes et dernières sont tout aussi réussies. Masterkraft me laisse sur le carreau à chaque fois! Son beat de basse, la mélodie tournée presque en incantation. Dans 3, Rien, laisse toute l’espace aux instruments, oubliant, le temps ‘un EP, les samples et autres délires audio.  Il y a quelque chose de presque chamanique et incantatoire dans MSTRKRFT, une envie de taper du pied et de fermer les yeux porté au rythme des BPM. C’est beau tout simplement. Puis ça s’emballe, ça crunch juste ce qu’il faut, c’est psyché ! La ritournelle nous embarque sur des guitare rythmique et un contrechant diabolique! Libération jusqu’au bouquet final. Et finalement ce n’est pas V qui viendra porter de l’ombre à ce beau tableau. Dans la même veine, le morceau de conclusion ne s’embarrasse pas de longueurs. Ciselé, il nous embarque dans une sorte d’univers candide et monstrueux à la fois. Les nappes dans le fond instaurent une sensation de malaise contrebalancée par la mélodie enjouée et presque enfantine dans ses sonorité. On est finalement pris par ce flot de sentiments contradictoires. L’EP se clôt, on pose son casque en se demandant si l’on a bien tout entendu. Si toutes les intentions nous sont parvenues.

Après la première écoute il m’a fallut une bonne dizaine de minutes avant de me remettre de cette claque. Pour finalement l’écouter une nouvelle fois. C’est beau, c’est sombre, c’est enivrant, c’est inquiétant, c’est rassurant. On touche à une espèce de nostalgie musicale et émotionnelles. Rare sont les groupes et les albums qui me touchent autant. Et là il suffit de 4 pistes. 4 pistes pour sonder une partie de mon âme pour rappeler à mes yeux une part d’enfance enfouie…là triste et réconfortante. Et fondamentalement, la musique en général à besoin de Rien. 3 n’est pas parfait loin de là, il est même semble-t-il un poil moins « pensé » (même si je ne suis pas satisfait du terme)  que les 2 premiers album, mais sa spontanéité saura vous toucher là où peu de morceaux le pourront.

Comme quoi, pour réussir une œuvre, parfois, il suffit de 3 fois Rien.

Pour l’écouter, quoi de plus facile que de lancer le player cî-dessous.

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11mars2010

061 – Turkish Head

Posté par Etioun dans: Movies.

Aujourd’hui je me vois forcer de faire une petite pause dans ma saga épique de l’interweb pour vous parler d’un film. D’une part parce que je suis obligé contractuellement de vous en parler, sinon à l’avenir je pourrais m’assoir sur des avant première chatoyantes et bigarrées mais aussi et surtout parce que le film je l’ai bien aimé. Bon je sais, j’ai mis une semaine à pondre cet article mais c’est de ma faute, j’avais Battlestar Galactica à finir et des ultras à perfectionner sur Street Fighter IV…

Du coup, vous l’aurez compris, le film dont je vais faire une critique brillante digne d’un article de Positif ou des Cahiers (à la belle époque) s’appelle Tête de Turc. Je suppose que vous aviez compris, rapport au titre qui n’est ni plus ni moins que la traduction littérale  en Anglais pour être raccord avec le reste du blog. Du coup, pouf pouf, Tête de Turc, premier film de Pascal Elbé, vu grâce à WayToBlue et même que quand j’ai sû que ce serait le premier film d’Elbé je me suis dit « Oulhà, un film qu’il est Français à tous les coup y aura pas de sous-titres. » (Oui quand je me parle j’oublie la syntaxe et la grammaire!) Et j’avais raison. Parce que dans un film Français ça parle Français même quand il y a des Turcs. Et avant d’attaquer la critique : Fun Fact, ce film ne parle pas de Kebab ! Comme quoi !

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Tête de Turc c’est l’histoire d’un jeune Turc qui, à la suite d’une descente de police, décide sous l’impulsion de ses potes, de caillasser une voiture qui porte un gyrophare bleu; logique. Du coup, il fini par lancer une cocktail Molotov sur la voiture du médecin urgentiste du coin qui n’avait rien demandé à personne; normal. Réalisant la gravité de son geste, il décide d’aller sortir le médecin de sa voiture. Voilà comment du stade de bourreau il accèdera à celui de sauveur. Mais pendant ce temps une femme meure dans les bras de son mari parce que ce salaud de médecin fait rien qu’à être dans le coma. Puis forcément ça part en couille les médias se saisissent du fait divers, on retrouve le gosse pour lui donner une médaille qu’il ne veut pas, le veuf veut s’expliquer avec le médecin dont le frère flic ne cherche qu’à retrouver le p’tit con qui à fait ça. Oh et la famille du médecin est Arménienne.

Franchement, il faut avouer qu’un pitch comme ça c’est juste ultra casse gueule. Comment ne pas tomber dans le cliché pur et simple ? Comment éviter les erreurs, les incohérences dans une narration explosée et surtout comment s’imposer comme réalisateur d’un drame sociale alors que tout le monde vous attendait aux portes de la comédie. Et là, force est de constater qu’Elbé s’en tire avec les honneurs et même plus. Son premier film est une réussite, sa description de la banlieue n’est ni sexy ni outrageusement stéréotypée  elle fonctionne car loin des clichés du genre. Moi qui ne suit habituellement pas fan du cinéma « vérité » j’ai pris un grand plaisir à regarder Tête de Turc parce que ça marche tout simplement. Vraiment c’est visible que Pascal s’est documenté, a passé du temps sur le terrain pour en tirer un background crédible, âpre et violent.

On prend plaisir à suivre ces histoires parallèle. La narration, en mosaïque est une grande force du film. On sent vraiment du Collision là dedans ou du Babel en plus balbutiant certes mais déjà maitrisé. Forcément le film y gagne en rythme et ne laisse pas de place à l’ennuie. Les personnages sont humains et attachants. Je pense notamment à la mère du gosse qui voit la récompense comme un moyen pour son fils de fuir les barres d’immeuble, et dont la performance est d’une justesse incroyable. Touchante jusqu’au boût. Et les situations s’enchainent de manières logique, j’aime assez l’idée de s’attacher à voir les conséquences d’un fait divers qui tiendrais en deux ligne dans le canard local.

Après je ne peux pas non plus crier au chef d’œuvre parce qu’il y a des longueurs, une photo trop terne à mon goût et une musique pas inoubliable,  des erreurs, des fautes de goûts, je pense en particulier à un dialogue entre le  jeune et un pote qui ne sonne pas du tout juste, presque trop élaboré… ou encore la relation amoureuse  adolescente un peu entendue et pas spécialement utile, bref  il y a des défauts. Mais c’est normal non ? Gardons en tête qu’il s’agit d’un premier film. Alors on pardonne, on oublie les petits écarts, les passages où l’on a baillé et l’on garde en tête qu’il s’agit d’un film plus qu’honnête. Un bon film,  pas un grand film, mais un beau film !

J’ai aimé du coup, sans trop savoir pourquoi, sans hystérie ni passion, mais j’ai aimé. En bonus une petite phrase de Pascal Elbé en tacle à un Turc qui critiquait le jeu d’acteur de la mère :

« On s’attendait à ce que je fasse une comédie avec des acteurs professionnel! »

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25janvier2010

Teasing !

Posté par Etioun dans: For the Lulz; Freedom of Speech.

teaser

A très vite pour plus de PedoBear !

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10janvier2010

056 – Have you met… my boss ?

Posté par Etioun dans: Dreamjob.

Dans peu de temps, le 29 Janvier pour être précis, le stage de ma vie se termine. Je dis « stage de ma vie » parce que sur mon CV il claquera en lettres d’argents, comme une expérience professionnelle bling-bling que si t’y as survécu tu peux survivre à tout. Une carte de visite en marbre. Du pin massif sur mon curriculum quoi !

J’aime travailler à lIL. Profondément. Je m’y sens utile au sein du service communication et j’aimerais vraiment pouvoir prolonger l’aventure si je n’avais pas mon mémoire à réaliser. J’aime ce stage malgré tous ses gros défaut et seul dieu sait si l’IL est plombée de défauts. Et par dieu je veux dire TF, son directeur omnipotent et caractériel. Finalement j’imagine Jesus un peu comme ça. Un mec à qui on aurait donné trop de pouvoir d’un coup et qui en profiterai pour manipuler 12  autres gars consentants ( jusqu’à ce qu’un des gars pète un câble et préfère 30 pièces d’argents à la parole de celui qui transforme l’eau en vin… ce qui dans le cas de TF n’est pas encore arrivé).

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TF c’est un peu « La sociologie du travail appliquée – Pour les Nuls« , si tu veux tout savoir des zones d’incertitudes de Crozier et Bernoux tu regardes comme fonctionne l’IL et t’as tout pigé. Parce que tout, mais alors TOUT passe par lui et sa validation arbitraire. Je passerais sur toutes les choses qu’on a du annuler ou post-poner ad vitam juste à cause de son bon vouloir, mais voilà comment fonctionne le personnage. Tout DA de Cannes qu’il est, je ne suis pas sûr que son comportement soit légitime d’aucune manière que ce soit. Mais après tout, toutes les organisations ont leur aléas, et heureusement il n’y pas que TF à l’IL ce qui fait que globalement un stage là-bas c’est plutôt agréable et formateur. Et parfois, TF est sujet à anecdotes. En voici une récente.

Mercredi, TF est venu dire un petit bonjour à ses « larbins » employés et s’assurer que tout roule pendant son absence. Yay for him.  Forcément aussitôt arrivé, aussitôt reparti. Le voilà, le Jeudi, dans les bureaux du festival de Cannes à Paris, organisant humm… le prochain festival. Yay for him²Jeudi, 11h, mon téléphone sonne. Ma n+1 m’explique sans prendre de gants que :

  • - TF est parti à Paris avec les Clefs de son Scénic (oupsy for him) laissant sa femme dans l’embarras.
  • - Le Scénic est mal garé devant chez lui… genre pas sur un vrai place.
  • - Ce qui serait cool serait que je prenne les clefs de la voiture pour aller la déplacer
  • - Non pas la ramener à l’IL mais carrément juste la bouger autour de chez lui.
  • - Puis pendant que j’y suis je pourrais diffuser des tracts dans le quartier.

Forcément étant un des rares élu avec le permis, je comprend bien que je ne pourrais pas skipper cette mission d’une importance capitale. C’est donc le coeur empli de joie que je me suis dirigé dans un deuxième arrondissement bondé vers 12h30 pour d’une part faire mon vrai boulot (la diff de tracts) et accessoirement bouger la voiture du patron. C’est la mission annexe qui m’a pris le plus de temps. Mais, yay for me, j’ai finalement pu me garer après 45 minutes dans le quartier. Après cet Epic Fail, j’ai commencé à entretenir une rage incommensurable envers TF et détester mon boulot.

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Je pensais que je pourrais en tirer une meilleure chute, qu’un truc sympa viendrait clôturer mon aventure mais c’est vraiment tout. Je fais de la communication, on m’ordonne de bouger la voiture du patron et je m’exécute. Parfois, la vie est pathétique. Better Luck Next Time.

Ps : Cher lecteur, j’ai dorénavant un N97, et ma vie est à nouveau bonheur simple et joie retrouvée.

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